
|
ADM.NET : Comment faire assurer la pérennité de cette course depuis une station de moyenne altitude ? : DA : Il a fallu repenser la neige en elle-même avec linstallation de canons. Tout sest fait progressivement bien sur, mais cela a demandé des investissements énormes et la physionomie même de la piste sest modifiée, il ny a que son esprit qui, heureusement est resté le même, celui du sport de compétition. Les touristes venant skier aux Houches en ont profité aussi, forcément. ADM.NET : Ces canons à neige, font donc aussi partie des souhaits de la FIS ?
ADM.NET : Et quen est-il de la fréquence de la course ? DA : Ce fut lobjectif suivant. Assurer les courses du Kandahar deux années de suite, puis une année sans. Enfin, grâce au travail de mes successeurs au Club, nous sommes arrivés à avoir une course du Kandahar tous les ans à Chamonix. ADM.NET : Chamonix se trouve être la seule station des Alpes Françaises avec Val dIsère à proposer une piste de descente homologuée par la FIS ? DA : Exact, mais il faut le souligner, cest uniquement valable pour les courses de descentes. Sur des courses de Slalom ou de Super G, on peut trouver dautres stations en France tout aussi équipées et accueillantes.
ADM.NET : Avez-vous des chiffres à nous communiquer sur les implications dune telle organisation ? DA : Une Kandahar à Chamonix, cest un travail colossal, avec toute une vallée qui pousse derrière les instances organisatrices. Cest 10 à 15.000 spectateurs, un an de travail dune équipe locale de 25 personnes qui va monter en puissance au fur et à mesure de lapproche de la course, et près de 600 personnes sur lorganisation de la course proprement dite. Cest énorme et nécessaire. Cest une récompense formidable pour la haute vallée de lArve. ADM.NET : Nous sommes loin de la première édition à Chamonix. DA : Il est clair que par rapport à lédition de 1948 sur la piste des Glaciers, une révolution est passée depuis. Révolution du ski, du matériel, de la sécurité et arrivée et implication des médias. Mais aussi implication des sponsors, du business. Mais pour ceux de 1948 aussi, linvestissement humain avait été gigantesque. Il faut leur rendre hommage, sans leur travail, nous nen serions pas à ce stade aujourdhui.
ADM.NET : Pourquoi cette épreuve de la coupe du Monde se passe sur la piste verte des Houches, pourquoi pas par exemple au domaine du Brévent ? DA : Il y a eu des études faites justement pour le Brévent, mais cela aurait demandé trop de travaux daménagement., idem pour celui de Lognan-Les Grands Montets. ADM.NET : En utilisant la fameuse piste de la Pierre à Ric ? DA : Oui, mais il aurait là aussi fallu redessiner cette piste, sinon, les compétiteurs auraient pu prendre des vitesses insensées, de lordre de 200 kilomètres heure. Et puis, cette piste Verte des Houches est certainement une des plus belle parmi la quinzaine de pistes existantes dans le circuit de la Coupe du Monde pour la descente et homologuées par la FIS.
ADM.NET : Et vous Dominique André, comment qualifieriez-vous votre collaboration durant toutes ces années à cette épreuve ? DA : Il faut être passionné, on passe des nuits sur la piste, parce que lon a pas de neige, ou trop de neige, parce que la neige est glacée, parce que lon ne trouve pas les hôtels, parce quil y a mille et un petits problèmes à surmonter et parce que lon a la pression de toute une vallée derrière soi, non il faut être un petit peu fou ADM.NET : Terminons avec une évocation de la piste des Glaciers, est-elle toujours dans la mémoire chamoniarde ? DA : Absolument , il suffit den parler avec des spécialistes, je pense à René Bozon en loccurrence.
|
Descente de la piste en images